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    Personnalité et trouble

    Ce que l’on appelle schizoïde c’est avant tout un type de personnalité, un type de comportement permanent.

    Cette personnalité possède certains traits particuliers qui sont décrits dans le DSM-IV et le CIM-10.

    Certains experts disent que le mot trouble n’est pas approprié, mais s’il y a quelqu’un à prendre ce mot,

    il est le schizoïde de degré élevé.

    1-    Les différents degrés de la personnalité schizoïde

    Etre schizoïde n’est pas une simple question de oui ou non, de tout ou rien.

    Chaque trait de personnalité a son grade. Par exemple, l’anhédonie peut être légère ou peut être presque totale

    dans les cas graves.   Le schizoïde peut être intense ou s’écarter quelque chose des critères établis et être schizoïde moyen

     ou leger. Trois degrés peuvent être établis : LEGER,   MOYEN ,  INTENSE.

    Les schizoïdes intenses ils sont sur la frontière de la schizophrénie et les schizoïdes faibles ils sont sur la frontière de la normalité.

    2- Troubles associés au stress

    Le stress se produit lors de situations au cours desquelles le sujet se dit : “Je dois faire une chose que je ne peux pas

    et je sens que ça me déborde “ Cette situation affecte de façon négative l’individu ainsi que son état physique et psychique.

    Le schizoïde n’a pas en lui, de recours suffisants pour aller au devant des problèmes relatifs

     au monde du travail et au monde personnel de la façon dont la famille, les amis et la société attendraient qu’il le fasse.

     Le schizoïde est submergé par le stress. Le stress produit chez tout individu les effets suivants :

    1-Anxiété  2-Troubles somatiques  3-Dysthymie et dépression  4-Brefs épisodes psychotiques 5-Crise de dépersonnalisation et de déréalisation

    Les troubles somatiques les plus fréquents sont des troubles d’ordres digestifs.

    La dysthymie est une forme atténuée de la dépression, moins intense mais chronique .

    Les symptômes les plus caractéristiques des psychoses sont les délires et les hallucinations.

     On appelle épisode psychotique  une hallucination ou un délire de courte durée et cela peut affecter en principe

    n’importe quelle personne soumise au stress.

    Le stress que subit la personne schizoïde  le rend propice aux troubles associés à celui-ci .

    Ces troubles sont des troubles dus au stress et non des troubles de la personnalité .

    Le schizoïde est accompagné par le stress et ce dernier est accompagné des troubles mentionnés plus haut .

    3- Une interprétation psychanalytique

    La psychanalyse fait valoir que l'absence de liens à l’origine c’est la cause de la solitude schizoïde.

    Balint est un psychanalyste, qui dans son ouvrage “Le défaut fondamental”, donne une tentative d’explication concernant

     l’origine du comportement du schizoïde.

    Le défaut en question se situe dans la structure psychique du bébé, celle dont la mère a eu la charge et la responsabilité.

    Il s’agirait d’un manque d’empathie, c'est-à-dire qu’il y aurait eu un manque d’empathie entre la mère et le bébé et entre

     l’environnement et le bébé ; ce qui serait à l’origine d’une perturbation de son moi.  Le sujet aurait donc été victime

     d’un manque d’empathie.

    Au cours de son développement, le sujet aura des manques d’empathie qui vont se répercuter dans ses autres relations .

    La relation que le sujet a avec une autre personne provient de la relation qu’il a préalablement établi avec la mère.

    Au travers de ses nouvelles relations, le sujet reproduit la première relation qu’il a eue avec la mère et de cette manière,

     se reproduisent les manques d’empathie desquelles il fut victime étant bébé.

    4- Hérédité et milieu environnemental

    De récentes études en Biologie traitent cette question ainsi :

    au départ la pathologie est dans nos gènes , sans lesquels n’apparaîtrait pas le comportement qui y correspond .

    Mais les gènes sont latents, ils n’ont pas la capacité de s’activer eux-mêmes : c’est le milieu environnemental

    qui active le gène et donc en résulte le comportement qui y correspond. Si le « signal » n’apparaît pas,

    le gène ne s’activera pas ; il continuera à être latent : tout dépend donc du milieu.

    D’autre part, tout dépend des gènes, sans lesquels le milieu ne génèrerait pas de façon permanente le comportement en question.

    Pour compliquer le tableau, la nouvelle science de l’Épigénétique, a trouvé que quelques gènes

    peuvent être inhibés. Certaines substances, lorsqu’elles sont en contact avec des certains gènes,

    inhibent au gène, qui reste latent. Ce phénomène peut avoir lieu dans le sein maternel.

    Ainsi et dans ces cas l’héritage génétique initial n’arrive pas  à être activé dans sa totalité.

    Ils sont importantes les expériences précoces en tant qu’activatrices favorables ou non, des gènes et les donners

     du milieu environnemental qui active ces gènes.

    La confusion qui en résulte peut donc s’expliquer par les raisons décrites ci-dessus

    Normalement, il arrive que ce soient les parents qui à la fois sont les donneurs des gènes et du milieu environnemental,

    activateur de ceux-ci.

    5- Entre la normalité et la schizophrénie

    L’espace compris entre la introversion-normalité et la schizophrénie est occupé par ces trois groupes :

    oooo Les schizotypals 

    oooo Les évitantes 

    oooo Les schizoïdes  (Cette web page est consacrée seulement à les schizoïdes)

    Depuis l’introversion jusqu’à la schizophrénie on peut tracer une ligne continue depuis le plus petit au plus grande.

    Les schizoïdes ( et les groupes mentionnés), sont dans l’espace intermédiaire.

    Les schizoïdes les plus hautes ils sont près de la schizophrénie et peuvent partager les symptômes schizophrènes dits passifs :

    ---- anhédonie

    ----émoussement affectif

     ----apathie

    Les schizoïdes à niveau inférieur ils sont près de la normalité et ils ont moins des difficultés pour s’intégrer dans la société. 
    6- Compensations ou ré-équilibres

    Nous pouvons observer dans le schizoïde que, spontanément, il établit dans sa vie quelques compensations.

     Il semble que ces compensations ils cherchent à obtenir un certain rééquilibre.

    A- INACTIVITÉ-ACTIVITÉ  Le schizoïde est caractérisée comme personne non active, parfois passive et parfois apathique.

    Par compensation il développe  une vie intérieure riche, productive, parfois créative.

     Contre inactivité extérieure, activité intérieure.

    B-ÉCHEC-POUVOIR  Le schizoïde il ne réussit pas à être une personne heureusement adaptée au monde environnant.

    Cet échec global est composé de beaucoup des échecs partiels. Par compensation, il active une constante chaîne

    de divagations fantaisistes de pouvoir. Il jouit comm’il peut de la frénésie du pouvoir pour se compenser de l’amertume de l’échec.

    C-HUMILIATIONS-VENGEANCE  Le schizoïde, qui en lui-même est personne sensible, il se montre indifférent dans la vie réelle.

    Il est quelquefois gêné par les circonstances mais les expériences les plus offensives sont les personnelles.

    Dans ses divagations fantaisistes il tente de compenser sa humiliation constant

    dans la vie réelle, en imaginant histoires de vengeance. Et ainsi il jouit le plaisir  de la vengeance. Il ne peut pas faire plus.

    D- SENSIBILITÉ-INSENSIBILITÉ

    Dans la vie réele il est froid et insensible. Dans l’intimité, il peut être sensible et charmant.

    E- DETACHEMENT-APPARTENANCE  Il traverse la vie comm’un déraciné, détaché et délié de tout le monde.

    Intimement il a activée une besoin permanente d’appartenir à quelque chose, à quelque groupe.

    Le détachement laisse un vide. Le schizoïde essaie de remplir ce vide avec de l’appartenance, devenu

    un besoin : le besoin d’appartenance.


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    Comment la schizophrénie intervient t-elle chez un individu ?

    Je cherche comment la skyzophrénie pourrait être décelée chez un homme par divers moyens. A t-elle des différences, des grades successifs, et comment en aténuer les effets chez un homme jeune ?

     

    C’est une psychose, c’est à dire une maladie où l’individu a perdu tout contact avec la réalité et n’a donc pas conscience de souffrir d’un trouble mental

    Le terme schizophrénie vient du grec skhizô, « je divise » et « phrên », esprit. Il désigne tous les états mentaux qui présentent comme caractère essentiel la rupture de l’unité psychique du sujet. Ceci se traduit par une dissociation entre l’idée, le comportement, et la teneur affective contenus normalement de façon harmonique dans un même moment (exemple : raconter la mort d’un proche en riant). 


    Cette pathologie touche 1% de la population, avec une légère préférence pour les garçons. La majorité des cas apparaissent entre 15 et 35 ans.

    Quels sont les symptômes d’une schizophrénie ?

    Les psychiatres répertorient deux grands types de symptômes dans cette maladie :

    - Des symptômes liés au délire, dits « positifs » : 

    par exemple des idées délirantes de persécution, des hallucinations auditives, des angoisses de transformations corporelles, des crises d’agitation. - Des symptômes dits « négatifs » qui sont liés à une baisse des capacités physiques et psychiques : 

    par exemple une tendance au repli sur soi et au retrait social pour se réfugier dans un monde intérieur ; des difficultés de concentration, d’attention et un appauvrissement du discours.

    Selon les symptômes présentés par les patients, il existerait au moins sept formes cliniques de schizophrénie. Ainsi, les psychiatres préfèrent utiliser le terme « schizophrénies » au pluriel plutôt qu’au singulier.

    Les sept formes principales de schizophrénie

    1) La schizophrénie simple. Les symptômes négatifs sont au premier plan : appauvrissement des relations socioprofessionnelles, tendance à l’isolement et au repli autistique dans un monde intérieur. Il y a peu ou pas de symptômes délirants.

    Cette forme évolue lentement mais très souvent vers un déficit de plus en plus marqué.

    2) La schizophrénie paranoïde. C’est la forme la plus fréquente de schizophrénie. Le délire domine le tableau clinique et répond le plus souvent aux traitements antipsychotiques.

    3) La schizophrénie hébéphrénique. La dissociation de l’unité psychique du sujet est prédominante. C’est la forme la plus résistante aux thérapeutiques. 

    4) La schizophrénie catatonique. Le patient est comme figé physiquement et conserve les attitudes qu’on lui impose, comme une poupée de cire. Il est enfermé dans un mutisme ou répète toujours les mêmes phrases. Actuellement, cette forme se traite et est donc rarement définitive.

    5) La schizophrénie dysthymique. Les accès aigus ont la particularité d’être accompagnés de symptômes dépressifs, avec risque suicidaire, ou au contraire de symptômes maniaques. Ces formes répondent au moins en partie aux traitements par lithium. 

    6) La schizophrénie pseudonévrotique. Elle associe des symptômes de schizophrénie et des symptômes importants de névrose (hystérique, phobique, anxieuse ou obsessionnelle).

    7) La shizophrénie pseudo-psychopathique ou « héboïdophrénique ». Il coexiste des passages à l’acte très violents et des symptômes dissociatifs comme une grande froideur affective.
    Comment débute une schizophrénie ?

    Le début peut être brutal par un premier épisode délirant. Mais ce peut être plus insidieux avec un fléchissement de l’activité du sujet et une baisse du niveau scolaire ou professionnel. Il peut s’agir également d’une modification progressive de l’affectivité et de la personnalité, ou d’un attrait pour des activités étranges, ou de troubles du comportement, ou encore d’un isolement social progressif. 

    Une maladie aux causes multiples

    Il y aurait trois grands types de facteurs de risque : génético-biologiques, environnementaux précoces (comme des complications à la naissance ou une infection pendant la grossesse), et environnementaux tardifs (comme la consommation de cannabis ou certaines difficultés communicationnelles familiales). 

    Ces trois types de facteurs de risque favoriseraient la survenue de la maladie en agissant de manière indépendante mais aussi entre eux. Les psychiatres développent depuis une trentaine d’année cette notion de vulnérabilité multifactorielle à la schizophrénie, plutôt que d’envisager un tout biologique ou un tout psychoéducatif. 
    Docteur F. Duncuing-Butlen le 20/09/2006 

    Le traitement de la maladie est multidisciplinaire 

    -Médicamenteux : les neuroleptiques, qui agissent au niveau cérébral sur les neurotransmetteurs impliqués dans la schizophrénie (dopamine, sérotonine)

    -Psychothérapeutique 

    -Social : une grande importance est donné aux mesures d’aide à l’insertion socioprofessionnelle 

    Evolution de la maladie

    Tout peut se voir depuis une insertion socioprofessionnelle et familiale de qualité jusqu’à une absence totale d’indépendance. Dans les formes les plus graves, le maintien à vie dans une institution psychiatrique peut s’avérer nécessaire.

    Quelques chiffres

    25% des patients évolueraient vers une guérison, 25 % vers une forme grave de la maladie et

    50% auraient une forme intermédiaire avec un retentissement variable sur les domaines socioprofessionnels et familiaux. 

    La schizophrénie est une maladie du cerveau qui affecte sévèrement la pensée, la vie émotionnelle et le comportement général de celui qui en est atteint. 

    Le diagnostic même de schizophrénie n’est pas évident parce que cette maladie n’est probablement pas un trouble unitaire et que nous n’en connaissons pas clairement les causes. Actuellement, il n’existe pas d’examens qui permettent de poser le diagnostique de schizophrénie avec certitude. 

    L’avenir des patients dépend beaucoup de l’environnement sociofamilial et de la précocité de la prise en charge.

    Il convient d’aller consulter un psychiatre en cas de survenue, chez un adolescent ou un jeune adulte, de plusieurs des symptômes évoqués dans cette fiche. Ceci est d’autant plus vrai s’il existe, dans la famille, d’autres personnes atteintes de troubles psychiatriques.

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    Le café, meilleur pour la santé que le thé ?

    Des chercheurs suédois viennent de publier une étude dans le Journal of the American Heart Association sur les bienfaits du café sur notre santé. En suivant sur 10 ans, 35.000 femmes âgées de 49 à 83 ans, les scientifiques ont découvert que boire au moins une tasse de café par jour protège de nombreuses maladies.

    Le café, meilleur pour la santé que le thé ?

    Le café, meilleur pour la santé que le thé ?

    Le café aurait-il des bienfaits sur notre santé ? Des chercheurs suédois viennent de publier dans le Journal of the American Heart Association, une étude démontrant les effets bénéfiques du café sur la santé contre certaines pathologies. 35.000 femmes suédoises, âgées de 49 à 83 ans ont été suivies pendant 10 ans. Les scientifiques ont découvert que pour celles buvant au moins une tasse de café par jour, le risque d'accident vasculaire cérébral diminue de 22 à 25%. Une autre étude, du Dr. Franck Hu de l'Université de Harvard, atteste qu'il existerait un lien entre la consommation de café et la réduction du risque de diabète. Le Dr. Hu a même confié au "Boston Globe"  que le café serait meilleur pour la santé que le thé
    D'autres études montrent que le café réduit les risques de calculs biliaires, de maladies du foie, de Parkinson, d'Alzheimer et même de certains cancers. Boire un café avant une longue course à pied augmenterait même l'endurance. Enfin, la boisson réduirait le risque d'inflammation et améliorerait la résistance de l'insuline.
    Les chercheurs ne savent toujours pas d'où proviennent les bienfaits du café mais travaillent dessus. Affaire à suivre..


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    Etude sur les dangers des régimes

    L’Agence de sécurité sanitaire alimentation, environnement et travail (Anses) vient de publier une étude des régimes amaigrissants les plus populaires. Dukan, Atkins, Montignac…Tous passés au crible.

     
     
     
    photo : Thinkstock

    Les régimes amaigrissants comportent , pour la plupart, des risques: Atkins, Dukan, Weight Watchers, chrononutrition, californien, Montignac, citron détox, Cohen, Fricker, Mayo, la soupe au chou…Plus de quinze régimes passés en revue. Selon un rapport révélé jeudi 25 novembre 2010 par l’Agence de sécurité sanitaire alimentation, environnement et travail (Anses), et présidé par le Dr Jean-Michel Lecerf, chef de service de nutrition à l’Institut Pasteur de Lille, ces régimes amaigrissants ne sont pas sans risques.

    Des risques de cancers ? Pour la première fois, un groupe de travail pluridisciplinaire composé de dix scientifiques et experts en nutrition s'est réuni en comité d’experts spécialisé « Nutrition Humaine ». Le rapport établit les risques de ces régimes. Certains régimes pauvres en glucides complexes et en fibres peuvent entraîner des risques de cancer colorectal. D’autres entraînent une diminution de la masse minérale osseuse, ou une réduction des acides gras polyinsaturés « indispensables ». Sans compter les risques de fracture, ou de calculs biliaires. Ces régimes entraînent d’importants déséquilibres en macronutriments (lipides, glucides, protéines), en vitamines et en minéraux.

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    Chacun de ces régimes comporte des risques particuliers: Le problème principal soulevé par cette étude concerne les régimes fortement hypocaloriques, apportant moins de 800 Kcal/jour ou non : citron détox, soupe au chou, Atkins, Fricker…). La suppression des sucres dans l’alimentation altère les fonctions sanguine, musculaire et rénale. Moteur pour faire fonctionner le cerveau, l’arrêt de leur consommation entraîne la réduction des performances visuelle et de l’apprentissage.

    Les régimes hyperprotéinés de type Dukan ou Atkins sont également remis en cause par l’étude. Leur apport en protéines est de deux à trois fois supérieurs à l’apport nutritionnel conseillé : de 3 à 3,5 g/kg/j contre 0,83 g/kg/j, qui est la norme. Le manque de légumes verts peut provoquer une perte musculaire irréversible ou une altération du cœur. Et dans les cas les plus graves, la mort subite. Enfin, les régimes hyperlipidiques (Miami 2, Montignac 2…) qui apportent plus de 40% de lipides par jour, voire parfois 60%, au lieu des 30 à 35% recommandés sont également à proscrire.

    Effet « yoyo » et déprime ! En plus d’être dangereux, les régimes étudiés sont parfois inutiles ! L’étude (1) montre que la plupart des gens suivent des régimes alors qu’ils ne sont pas en surpoids. Ils font donc subir à leur organisme des déséquilibres importants.

    80% des personnes reprennent du poids : Au début, la perte de poids est réelle. Mais la perte de masse musculaire provoquée par le régime diminue le métabolisme de base. Conclusion : dès le retour à une alimentation normale, l’organisme stocke. Ce qui entraîne une reprise de poids, suivie d’une mésestime de soi et un risque de dépression liés aux échecs à répétition. Selon l’Anses, « la reprise de poids concerne 80% des sujets après un an et augmente avec le temps. Plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale. »

    Principe de précaution : pas de régime sans suivi médical. Pour perdre du poids sans mettre sa santé en danger, les experts de l’Anses préconisent que l’amaigrissement soit justifié par un médecin. Il nécessite un accompagnement personnalisé. « Une alimentation équilibrée, diversifiée et une activité physique régulière », reste le premier conseil de l’Anses pour maigrir en préservant sa santé.


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  • Le manque de vitamine D est un sujet dont on parle de plus en plus, cette carence vitaminique risquant d'avoir des conséquences importantes sur la santé.


    La vitamine D est présente en faible quantité dans votre assiette. C’est en fait surtout le soleil qui vous permet de la synthétiser. Sans lui, c’est la carence assurée en vitamine D ! Alors, il est vrai que depuis plusieurs années les dermatologues nous mettent en garde contre les méfaits du soleil.
    Et, ils ont raison ! Mais trop s’en protéger peut aussi apporter des problèmes, notamment au niveau des os. On estime qu’environ 80% de la population de la région parisienne a une insuffisance ou une carence en vitamine D.

    La vitamine D, appelée aussi calciférol (un mot qui vient du latin et qui signifie « qui porte le calcium ») ou vitamine antirachitique, se trouve un peu dans l’alimentation, notamment dans les huiles de poisson (foie de morue), les poissons gras, le beurre, les céréales, les jaunes d’œufs, le cacao, le foie de veau et un peu dans lelait.

    Mais l’essentiel de la vitamine D, entre 50 et 90% de nos besoins, c’est le soleil qui nous le donne. C’est au niveau de la peau que la vitamine D se forme, sous l’effet des rayons ultra-violets et sous l’action du cholestérol présent dans notre organisme.

    C’est vrai que chez nous, les hivers sont souvent longs. Sous nos latitudes, l’ensoleillement est assez faible. Et les UVB responsables de la synthèse de la vitamine D, agissent finalement assez peu, surtout en cas de pollution atmosphérique. Notre mode de vie y est aussi pour quelque chose. Nous travaillons toute la sainte journée aux lumières des néons et ne sortons des bureaux que la nuit tombée.

    Et n’allez pas penser que le manque de soleil ne concerne que les pays du nord. Dans les pays du sud, les femmes restent encore souvent cloîtrées dans leur maison. Et lorsqu’elles en sortent, elles sont protégées sous de longs habits ou des tonnes d’écran total.

     

    Autres causes d’un manque de vitamine D




    Si le manque d’exposition au soleil est une raison majeure d’un déficit en vitamine D, d’autres causes sont possibles et peuvent être recherchées par le médecin et surviennent dans des contextes spécifiques : hyperparathyroïdie, maladie de Paget,insuffisance rénale ou hépatique…

    En fonction des éventuels autres symptômes, le médecin orientera son diagnostic et prescrira un bilan biologique précis, voire d'autres examens.

    Dosage de la vitamine D



    Le médecin peut prescrire un dosage de la vitamine D qui s’effectue par une prise de sang. Il le demandera en cas de fatigue inexpliquée, de douleurs diffuses, de faiblesse musculaire, de fracture ou d’ostéoporose notamment.

    Le dosage considéré comme normal de la vitamine D doit être au moins de 75 nmol/l (30 ng/ml). En dessous de ce taux, on est en insuffisance ou carencé. Le dosage considéré comme normal de la vitamine D doit être au moins de 75 nmol/l (30 ng/ml). En dessous de ce taux, on est en insuffisance ou carencé. Lerachitisme ou l’ostéomalacie

     se définissent par un taux inférieur à 25 nmol/l (10 ng/ml).

     

    Conséquences du manque de vitamine D


    Quand on manque de soleil et donc de vitamine D, ce sont les os surtout qui le ressentent. Davantage de fractures, des risques d’ostéoporose plus importants, en particulier chez les femmes après laménopause, des risques d’arthrose (liée à l'usure des cartilages et des os), voire un risque plus important de maladies cardio-vasculaires.

    Une carence en vitamine D est aussi le risque d’avoir de mauvaises dents.

    Chez les petits enfants, le risque majeur d’une carence en vitamine D est le rachitisme qui, en France, n’apparaît pas en raison d’une prévention très efficace. Si on choisit de nourrir son bébé au sein, il faut savoir que le lait maternel n’est pas très riche en vitamine D. La plupart des laits maternisés, quant à eux, en sont enrichis.

     

    Les traitements et solutions




    En cas de déficit en vitamine D, le médecin peut prescrire de la vitamine D sous forme decompléments alimentaires. Il en existe différentes formes, en gouttes ou en ampoules buvables, le médecin a le choix de donner la forme la plus appropriée au patient en fonction de l’importance du déficit et contrôlera la normalisation du taux par un nouveau dosage sanguin. Il faudra ensuite poursuivre une supplémentation régulière pour éviter un nouveau déficit (par exemple : 100 000 UI, 2 à 4 fois par an).

    A noter que chez les personnes âgées vivant en institution, les médecins prescrivent souvent des cures de vitamine D pour palier les risques de carences.

    Quelle exposition au soleil ?



    Tout dépend ! Les spécialistes considèrent qu’une exposition au soleil du visage et des mains, d’un quart d’heure chaque jour, est suffisante pour combler les besoins en vitamine D. Cependant, lorsque le soleil est trop faible, ou que votre peau est trop foncée, un complément vitaminique peut être nécessaire.

    Mais en fait tout dépend de la région dans laquelle vous habitez, de la saison (les rayons du soleil sont plus puissants en été et au milieu de la journée) et de la couleur, de la pigmentation de votre peau. Si vous êtes en bonne santé et que vous vous exposez normalement au soleil, vous n’avez pas besoin de compléments en vitamine D, du moins pendant l’été, sauf si vous avez la peau noire ou foncée.

    Chez les personnes âgées, les carences en vitamines D sont très fréquentes, parce qu’elles s’exposent trop peu au soleil et parce que leur peau synthétise moins bien la vitamine D. D’où les prescriptions de vitamine D chez certaines personnes âgées.

     

    Et pour le bébé ?


    Les médecins, les pédiatres recommandent de donner des gouttes de vitamine D au bébé. Surtout si la mère a choisi de le nourrir au sein.

    Autrefois, lorsque l’on ignorait le rôle de cette vitamine D, on voyait des bébés bien ronds, bien nourris, dodus, mais dont les os étaient « mous ». C’étaient des bébés dont les jambes devenaient arquées dès qu’ils se mettaient debout.

    Pour éviter cela, il est important de donner quelques gouttes pour supplémenter votre bébé en vitamine D sur prescription de votre pédiatre ou du médecin traitant. A noter que la plupart des laits maternisés sont additionnés de vitamine D.


    Auteur : Sylvie Charbonnier.
    Consultant expert : Dr Hervé Bard, rhumatologue, médecin à l’hôpital américain de Neuilly, et attaché à l’hôpital Européen Georges Pompidou de Paris.

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