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    Vous n'arrivez plus à mettre la main sur votre pull préféré et le rangement de votre cuisine fait grincer des dents votre mère ? C'est le moment de mettre de l’ordre dans votre placard !

    Pour organiser votre placard, place au rangement en trois étapes :

    1- Triez !

    2- Créez une liste d’aménagement pour vos vêtements, chaussures et accessoires.

    3- Rangez chaque article selon la catégorie choisie.

    Et voilà ! Vous avez un placard bien rangé et des articles faciles à trouver.

    Découvrez nos autres astuces pour réussir votre rangement.

    Organiser un placard de cuisine

    > Pour commencer à organiser le placard de votre cuisine, triez et débarrassez-vous des ustensiles dont vous n’avez plus besoin.

    > Installez des range-assiettes en fil de fer plastifié pour gagner en efficacité et des étagères tournantes dans vos meubles d’angle de cuisine.

    > Pour vos placards étroits, optez pour des étagères plus petites qui vous permettent d’entreposer plus facilement vos épices.

    > Accrochez vos tasses et gobelets à l’aide de crochets-pitons sous l’étagère ou sur les côtés de votre placard, pour offrir un côté décoratif très subtil à votre pièce.

    > Les boîtes en plastique vous encombrent ? Empilez-les les unes sur les autres dans un placard installé au dessus de votre frigo ou de votre congélateur.

    > Rangez vos moules à gâteaux en aluminium ou en silicone dans un tiroir sous le four.

    > Triez vos casseroles, poêles et cocottes, et classez celles dont vous avez besoin dans un rangement proche de la cuisinière. Vous pouvez aussi les empiler ou les suspendre.

    > Pour un rangement astucieux et décoratif, rangez vos louches, cuillères, ciseaux, couteaux et épluche-légume dans un large pot en terre ou en porcelaine décorée.

    > Utilisez un tiroir fourre-tout pour que les petites choses utiles comme les allumettes ou les bougies soient à portée de main.

     Placard pour chambre

    > Avant d’entamer le rangement du placard de votre chambre, triez vos vêtements pour vous débarrasser de ceux que vous ne portez plus.

    > Optez pour un classement par couleur et par type pour retrouver plus facilement vos habits.

    > Ajoutez des étagères à votre placard pour économiser de l'espace.

    > Accrochez cravates, chemises, pantalons et robes sur un cintre dont la couleur varie en fonction de chaque membre de votre famille. Plusieurs modèles en bois ou en plastique chic et tendance sont disponibles sur le marché.

    Placard à chaussures dans l’entrée

    Le placard à chaussures se place souvent dans le vestibule. Mais des chaussures éparpillées partout peuvent vraiment nuire à l’esthétique de votre entrée.

    L’idéal est de trouver une niche étroite sous un escalier ou sous une fenêtre pour installer un placard à chaussures.

    Après avoir pris les mesures adéquates, créez le vôtre en utilisant du bois naturel pour une touche subtile et élégante à la décoration de votre hall.

    Dans la cuisine, la chambre ou l'entrée, n'oubliez pas de ranger régulièrement votre placard pour mettre en valeur la pièce où il se situe.


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    Le problème

    Il existe de nombreuses formes de violence à l'égard des femmes : physique, sexuelle, psychologique et économique. Ces formes de violence sont interdépendantes et touchent les femmes depuis avant la naissance jusqu’à la vieillesse.

    Certains types de violence, comme la traite de personnes, ne connaissent pas les frontières nationales.

    Les femmes qui sont victimes de la violence souffrent de toute une gamme de problèmes de santé et leur capacité à participer à la vie publique s'en trouve diminuée. La violence contre les femmes atteint les familles et les communautés à travers les générations et renforce d’autres formes de violence répandues dans la société.

    La violence contre les femmes les appauvrit aussi, ainsi que leur famille, la communauté et la nation.

    La violence à l’égard des femmes ne se limite pas à une culture, une région ou un pays en particulier ni à des groupes spécifiques de femmes au sein d’une société. Les racines de la violence contre les femmes se trouvent dans la discrimination persistante à leur égard.

    Jusqu’à 70 pour cent des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie.

    Selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis.

    Violence infligée par un partenaire intime

    La forme la plus courante de violence subie par les femmes est la violence physique infligée par un partenaire intime. Celles-ci sont battues, victimes de violence sexuelle ou autrement maltraitées.

    Une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réalisée dans onze pays conclut que le pourcentage de femmes victimes de violence sexuelle par un partenaire intime allait de 6 pour cent au Japon à 59 pour cent en Éthiopie.

    Plusieurs sondages mondiaux suggèrent que la moitié des femmes victimes d’homicide sont tuées par leur conjoint ou ex-conjoint ou compagnon.

    • En Australie, au Canada, en Israël en Afrique du Sud et aux États-Unis, 40 à 70 % des femmes victimes de meurtre ont été tuées par leur partenaire selon l’OMS.
    • En Colombie, une femme serait tuée par son compagnon ou ex-compagnon tous les six jours.

    La violence psychologique ou émotionnelle par un partenaire intime est aussi largement répandue.

    Violence sexuelle

    On estime que, dans le monde entier, une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.

    Forme de violence sexuelle, la pratique du mariage à un âge précoce est courante dans le monde entier, notamment en Afrique et en Asie du Sud. Le mariage et les relations sexuelles sont souvent imposés à de très jeunes filles, ce qui comporte des risques pour leur santé, y compris l’exposition au VIH/sida, et limite la durée de leur scolarité.

    L’un des effets de la violence sexuelle est la fistule gynécologique traumatique, blessure résultant du déchirement des tissus vaginaux qui rend les femmes incontinentes et socialement indésirables.

    La violence sexuelle dans les situations de conflit

    La violence sexuelle dans les situations de conflit est une atrocité abominable, qui se perpètre aujourd’hui et qui touche des millions de personnes, principalement les femmes et les filles.

    Il s’agit souvent d’une stratégie délibérée employée sur une grande échelle par des groupes armés afin d’humilier les opposants, de terrifier les individus et de détruire les sociétés. Les femmes et les filles peuvent aussi être soumises à l’exploitation sexuelle par les personnes chargées de les protéger.

    Des femmes en âge d’être grand-mères et des petites filles ont subi des violences sexuelles systématiques aux mains de forces militaires et rebelles.

    Le viol est utilisé depuis longtemps comme tactique de guerre et la violence contre les femmes pendant ou après les conflits armés est signalée dans toutes les zones de guerre internationales ou non internationales.

    • En République démocratique du Congo, près de 1 100 viols sont signalés chaque mois, avec une moyenne de 36 femmes et filles violées chaque jour. On s’accorde à penser que plus de 200 000 femmes ont souffert de violence sexuelle dans ce pays depuis le commencement du conflit armé
    • Le viol et la violence sexuelle dont sont victimes les femmes et les filles sont largement répandus dans le conflit qui sévit dans la région du Darfour au Soudan.
    • Entre 250 000 et 500 000 femmes ont été violées au cours du génocide du Rwanda de 1994.
    • La violence sexuelle était un des traits caractéristiques de la guerre civile qui a ravagé le Libéria pendant 14 ans.
    • Entre 20 000 et 50 000 femmes ont été violées pendant le conflit de Bosnie au début des années 1990.

    Violence et VIH/sida

    L’incapacité des femmes de négocier des relations sans risques et de refuser des rapports sexuels non désirés est étroitement liée à la fréquence élevée du VIH/sida. Un rapport sexuel non désiré a pour conséquence un risque d’abrasion et de saignement plus élevé et une transmission plus facile du virus.

    Les femmes battues par leur partenaire ont 48 % de chances de plus d’être infectées par le VIH/sida.

    Les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables à la violence sexuelle et de plus en plus fréquemment infectées par le VIH/sida. Plus de la moitié des nouvelles infections à VIH dans le monde se produisent parmi les jeunes de 15 à 24 ans et plus de 60 % des jeunes séropositifs de cette tranche d’âge sont des femmes.

    Mutilation génitale féminine

    La mutilation génitale féminine désigne différents types d’opérations d’excision effectuées sur les femmes et sur les filles.

    • On estime qu’entre 100 et 140 millions de filles et de femmes vivant actuellement ont subi des MGF/MSF, principalement en Afrique et dans certains pays du Moyen-Orient.
    • On considère que chaque année 3 millions de filles sont menacées de mutilations génitales.

    Meurtre pour cause de dot

    Le meurtre pour cause de dot est une pratique brutale dans laquelle une femme est tuée par son mari ou sa belle-famille parce que sa famille ne peut pas répondre à leurs exigences concernant la dot, paiement fait à la belle-famille d’une femme lors de son mariage comme cadeau à sa nouvelle famille.

    Alors que les dots ou paiements de ce genre sont courants dans le monde entier, les meurtres pour cause de dot se produisent essentiellement en Asie du Sud.

    Les « crimes d’honneur »

    Dans nombre de sociétés, les victimes de viol, les femmes soupçonnées de relations sexuelles préconjugales et les femmes accusées d’adultère sont tuées par des membres de leur famille, car toute atteinte à la chasteté d’une femme entache, selon eux, l’honneur de la famille.

    Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) estime que jusqu'à 5000 femmes sont victimes de « crimes d'horreurs » chaque année.

    Traite de personnes

    Entre 500 000 et 2 millions de personnes font l’objet de traite tous les ans à des fins de prostitution, de travail forcé, d’esclavage ou de servitude, selon les estimations. Les femmes et les filles représentent près de 80 pour cent des victimes découvertes.

    Violence pendant la grossesse

    La violence avant et pendant la grossesse a de graves répercussions sur la santé tant de la mère que de l’enfant. Elle entraine des grossesses à haut risque et des problèmes liés à la grossesse, notamment la fausse-couche, l’accouchement prématuré et l’insuffisance de poids à la naissance.

    L’infanticide féminin, la sélection prénatale en fonction du sexe et la négligence systématique des filles sont répandus en Asie du Sud et de l’Est, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

    Discrimination et violence

    Nombre de femmes sont confrontées à des formes multiples de discrimination et à des risques accrus de violence.

    • Les femmes autochtones du Canada courent cinq fois plus de risques de mourir des effets de la violence que les autres femmes du même âge.
    • En Europe, en Amérique du Nord et en Australie, plus de la moitié des femmes handicapées ont été victimes de maltraitance contre un tiers pour les femmes non handicapées.

    La violence à l’égard des  femmes en garde à vue est courante et comprend la violence sexuelle, une surveillance inappropriée, des fouilles à nu effectuées par des hommes et des demandes d’actes sexuels en échange de privilèges ou de nécessités de base.

      Coûts et conséquences

    Les coûts de la violence à l’égard des femmes sont extrêmement élevés. Ils comprennent les frais directs de services de soins et de soutien aux femmes maltraitées et à leurs enfants et ceux d’amener les auteurs de violence à la justice.

    Les coûts indirects comprennent la perte d’heures de travail et de productivité ainsi que la douleur et la souffrance humaine.

    • Le coût de la violence perpétrée par un partenaire intime aux États-Unis seulement dépasse 5,8 milliards de dollars américains par an : 4,1 milliards de dollars américains pour frais médicaux et soins directs et à près de 1,8 milliard de dollars pour les pertes de productivité.
    • Une étude effectuée au Royaume-Uni en 2004 a estimé la totalité des coûts directs et indirects de la violence familiale, y compris les douleurs et les souffrances, à 23 milliards de livres sterling par an, soit 440 livres par personne.

    La violence à l’égard des femmes et des filles : quelques faits et chiffres

    1 femme sur 3 est toujours victime de violence physique ou sexuelle

    Différentes formes de violences

    • Selon les estimations, 35 % des femmes dans le monde ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime ou de violences sexuelles de la part d'une autre personne à un moment donné dans leur vie. Cependant, des études menées à l'échelle nationale font apparaître que 70 % des femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part d'un partenaire intime au cours de leur vie [1].
    • Les femmes victimes d'abus physiques ou sexuels infligés par leur partenaire sont deux fois plus susceptibles de recourir à un avortement, presque deux fois plus souvent sujettes à une dépression et, dans certaines régions du globe, 1,5 fois plus susceptibles de contracter le VIH/Sida, en comparaison aux femmes qui n'ont pas été victimes de violences [2].
    • Malgré la rareté des données chiffrées disponibles et face à de fortes disparités entre les pays et les différentes cultures au niveau des méthodes d'évaluation des violences psychologiques, les preuves existantes révèlent des taux de prévalence élevés. Dans les 28 États membres de l'Union européenne, 43 % des femmes ont été victimes au cours de leur existence de violences psychologiques exercées sous une forme ou une autre par un partenaire intime [3].
    • Selon les estimations, sur la totalité des femmes qui ont été victimes d'homicide dans le monde en 2012, près de la moitié l'ont été par un partenaire intime ou membre de la famille, contre moins de 6 % pour les hommes tués au cours de la même année [4].
    • En 2012, une étude menée à New Delhi a révélé que 92 % des femmes avaient déjà subi des manifestations de violences d'ordre sexuel dans un lieu public, et que 88 % des femmes avaient subi certaines formes de harcèlement sexuel (notamment des commentaires déplacés de nature sexuelle, des sifflements, des regards concupiscents ou des gestes obscènes) au cours de leur vie [5].
    • Dans le monde, plus de 700 millions de femmes actuellement en vie se sont mariées alors qu’elles étaient encore enfants (avant l’âge de 18 ans). Parmi celles-ci, plus d'une sur trois ‑ soit près de 250 millions de femmes ‑ s'est mariée avant son 15e Les femmes-enfants mariées ont rarement la possibilité de négocier des rapports sexuels protégés, ce qui les rend vulnérables aux infections sexuellement transmissibles, dont le virus du VIH/Sida, ainsi qu'à la maternité précoce [6].
    • Environ 120 millions de filles dans le monde (soit un peu plus d'une sur dix) ont déjà été forcées à avoir des relations sexuelles ou à s'adonner à d'autres actes de nature sexuelle à un moment donné de leur existence. Mais les principaux responsables de violences sexuelles à l'encontre des filles restent de loin leurs partenaires actuels ou passés [7].
    • Selon les nouvelles estimations publiées sur la Journée internationale de l’ONU de la tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines en 2016, 200 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation génitale féminine/excision dans 30 pays. Dans la plupart de ces pays, la majorité des filles ont été coupés avant 5 ans. [8].
    • Près de la moitié des victimes de trafic d'êtres humains dans le monde sont des femmes adultes. Les femmes et les filles représentent environ 70 % des victimes, les filles seules représentant deux sur trois des victimes du trafic d'êtres humains subi par les enfants [9].
    • Selon le rapport de l'Union européenne, une femme sur dix âgée de plus de 15 ans a déjà été victime de cyber-harcèlement (qui peut prendre la forme de l'envoi de messages indésirables, de courriers électroniques ou SMS de nature offensive et sexuellement explicite ou d'avances offensives et importunes sur les sites des réseaux sociaux). Le risque de harcèlement de ce type est le plus élevé chez les jeunes femmes âgées de 18 à 29 ans [10].
    • On estime que 246 millions de filles et de garçons subissent des violences à l'école chaque année. Une fille sur quatre déclare ne jamais se sentir en sécurité lors de l'utilisation des toilettes en milieu scolaire, selon une enquête relative à la jeunesse menée dans quatre régions. Certes, l’étendue et les formes de violences en milieu scolaire diffèrent selon qu'elles concernent les filles ou les garçons, mais les éléments de preuve suggèrent que les filles connaissent un risque plus élevé de violences, de harcèlement et d'exploitation sexuelles. Au-delà des répercussions néfastes d'ordre psychologique, sexuel et relatifà la santé reproductive, la violence basée sur le genre en milieu scolaire constitue un obstacle majeur à l'accès universel à la scolarité et à la mise en application du droit à l'éducation pour les filles [11].

    Des mesures pour faire face à la violence

    • Dans la majorité des pays où des données ont été recueillies, moins de 40 % des femmes victimes de violences cherchent activement une aide. Parmi les femmes qui se mettent en quête d'une aide effective, la plupart se tournent vers leur famille ou amis et très peu ont recours à des institutions ou dispositifs organisés, tels les services de santé ou les forces de police. Ainsi, moins de 10 % des femmes victimes de violence qui ont recours à de l'aide font appel à la police [12].
    • Au moins 119 pays ont promulgué des lois sur la violence familiale, 125 disposent de lois relatives au harcèlement sexuel et 52 sur le viol conjugal. Cependant, même là où des lois existent, celles-ci ne sont pas toujours en conformité avec les normes et les directives internationales ou mises en application [13].
    • L'existence de données chiffrées sur la violence contre les femmes s'est considérablement améliorée ces dernières années. Depuis 1995, plus de 100 pays ont réalisé au moins une enquête sur cette question. Quarante-quatre pays ont effectué une enquête entre 1995 et 2004 et 89 pays entre 2005 et 2014, traduisant ainsi un intérêt grandissant pour ce sujet. Plus de 40 pays ont mené au moins deux enquêtes sur la période de 1995 à 2014, ce qui signifie que l'évolution au fil des années pourra faire l'objet d'une analyse, à condition que les enquêtes soient comparables [14].

    La violence au sein des groupes vulnérables

    • Les données existantes indiquent que certaines caractéristiques des femmes, telles leurs préférences sexuelles, la présence d'un handicap ou leur origine ethnique, ainsi que certains facteurs contextuels, par exemple les crises humanitaires, dont les situations de conflit et postérieures à un conflit, peuvent accroître la vulnérabilité des femmes face à la violence [15].
    • En 2014, 23 % des femmes non hétérosexuelles (se déclarant lesbiennes, bisexuelles ou autre) interrogées au sein de l'Union européenne ont indiqué avoir subi des violences physiques et/ou sexuelles perpétrées tant par des hommes que par des femmes autres que leur partenaire, à comparer avec 5 % dans le cas des femmes hétérosexuelles [16].
    • En outre, 34% des femmes souffrant d'un problème de santé ou d'un handicap ont rapporté avoir subi une forme quelconque de violence physique ou sexuelle de la part de leur partenaire au cours de leur existence, contre 19 % pour les femmes ne déplorant aucun problème de santé ou handicap, toujours selon les données recueillies au sein de l'Union européenne [17].

    Notes

    [1] Organisation Mondiale de la Santé, Département Santé et recherche génésiques, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Conseil sud-africain de la Recherche médicale (2013). Estimations mondiales et régionales de la violence à l'encontre des femmes : prévalence et conséquences sur la santé de la violence du partenaire intime et de la violence sexuelle exercée par d’autres que le partenaire, p.2. Pour obtenir des informations spécifiques par pays, voir Les femmes dans le monde 2015, Tendances et statistiques, Chapitre 6, La violence contre les femmes, Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, 2015.

    [2] Ibid.

    [3] Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (2014). La violence à l'égard des femmes : une enquête à l'échelle de l'Union européenne, p. 71.

    [4] Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (2014). Étude mondiale sur l'homicide 2013, p. 14.

    [5] ONU Femmes (2013). Initiative mondiale « Des villes sûres » des Nations Unies.

    [6] UNICEF (2014). Mettre fin au mariage d'enfants : Avancées et perspectives, p. 2, 4.

    [7] UNICEF (2014). Cachée sous nos yeux : Une analyse statistique de la violence envers les enfants, p. 167.   

    [8] UNICEF (2016). Female Genital Mutilation/Cutting: A global concern

    [9] UNODC (2014). Rapport mondial sur la Traite des Personnes, p. 5, 11.

    [10] Voir Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (2014). La violence à l'égard des femmes : une enquête à l'échelle de l'Union européenne, p. 104.

    [11] Données extraites du (i) Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous (Rapport mondial EPT), UNESCO, Initiative des Nations Unies en faveur de l'éducation des filles (2015)Les violences de genre en milieu scolaire font obstacle à la réalisation d’une éducation de qualité pour tous, Document de politique 17, et (ii) UNGEI (2014). Infographie Mettre fin aux violences de genre en milieu scolaire

    [12] Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (2015). Les femmes dans le monde 2015, Tendances et statistiques, p. 159.

    [13] Ibid, p. 160.

    [14] Ibid, p. 140.

    [15] Voir Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (2014). La violence à l'égard des femmes : une enquête à l'échelle de l'Union européenne, Annex 3, p. 184-188.

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  • Sociologue rurale, la malienne Fatoumata BA s’intéresse particulièrement à la femme malienne des campagnes. Malgré son rôle dans la société, sa situation reste précaire.

    1. Situation de la femme au Mali

     

    Au Mali, et plus particulièrement, dans la région de Mopti environ 70% des populations vivent en milieu rural et dépendent de l’agriculture, l’élevage, et la pêche. Les femmes représentent 52% de la population totale dont 78% vivent en milieu rural, et assurent plus de 70% de la production alimentaire. Elles participent activement dans l’exploitation mais n’ont aucun contrôle de ressources.

     

    Aussi de par leur analphabétisme, les femmes ne disposent pas souvent de la capacité suffisante de gestion financière, ce qui conduit généralement à l’échec de leurs activités. Confrontées aux réalités de la nature, à l’absence d’épargne rurale avec son corollaire de problèmes de perte des récoltes et à l’analphabétisme, les femmes rurales n’ont souvent pas la capacité financière et les aptitudes intellectuelles nécessaires pour jouer convenablement son rôle de principal responsable des besoins nutritionnels et éducationnels de la famille.

     

    Les activités génératrices de revenus (embouche ovine, maraîchage, petit commerce) dans les conditions requises demeurent les seules issues possibles pour les femmes afin de minimiser les effets néfastes de la nature et trouver des sources de revenu monétaire en un laps de temps.

     

    Malgré leur rôle important au sein de la société, la situation des femmes au Mali (rurale) reste encore précaire. Elles participent activement dans l’exploitation mais n’ont aucun contrôle des bénéfices des ménages, elles sont handicapées par l’analphabétisme (taux de scolarisation des filles au niveau national 14% ; IER, 2002).

     

    Aussi ne disposent pas souvent de la capacité financière et des aptitudes intellectuelles nécessaires pour jouer convenablement leur rôle de responsable d’entretien et d’éducation du ménage.

     

     

    2. Femmes et pouvoir au Mali

     

    Traditionnellement, les femmes ont peu de pouvoir de décision. Mais une évolution se dessine favorisée par la décentralisation rurale et la gouvernance locale au Mali.

     

    Les femmes participent très peu aux débats lors des assemblées villageoises. Leur participation se fait toujours par consultation ou par personne interposée. Ces réalités socio-culturelles pèsent lourdement sur la participation de la femme au processus de développement et lui confèrent un statut social inférieur à celui de l’homme. Dans ce contexte très peu favorable à l’épanouissement de la femme, la condition féminine au Mali, et en milieu rural, devient une préoccupation majeure pour la communauté de développement.

     

    Les femmes au Mali et plus particulièrement les femmes rurales avaient un contrôle limité sur la prise de décisions publiques. Les règles d’exploitation des ressources sont traditionnellement établies par les hommes et ne favorisent pas la participation des femmes aux prises de décision au niveau communautaire et même au sein d’une exploitation donnée.

     

    Cependant, aujourd’hui, le processus de la décentralisation a changé et renforcé les décisions, la gouvernance démocratique implique que les femmes en tant que actrices du développement aient un droit de parole.

    L’affirmation de la citoyenneté au niveau local nécessite une représentation des droits et recours. La mutation du cadre institutionnel au Mali est une occasion de faire place aux femmes.

     

    Cette politique sur la décentralisation rurale et la gouvernance locale au Mali est une approche qui contribuera à combler les attentes des femmes et plus particulièrement les femmes rurales avec lesquelles je travaille en étroite collaboration, de contribuer au renforcement de leurs capacités, à promouvoir l’accès à la communication qui est un outil de développement afin qu’elles puissent participer dans la prise de décision de la gestion de leur commune.

    3. Femmes et accès à la terre

     

    Au Mali, la femme ne peut hériter d’aucune ressource durable ou permanente comme la terre. Cependant, des changements sont intervenus durant ces dernières décennies.

     

    Les règles d’exploitation des ressources sont traditionnellement établies par les hommes et ne favorisent pas la participation des femmes aux prises de décision au niveau communautaire et même au sein d’une exploitation donnée. Ces règles considèrent souvent les femmes comme instables dans le ménage. Elles ne peuvent donc pas hériter de la terre, qui est une ressource permanente. Comme le dit un vieillard de Néné : « On ne peut pas mettre sa fortune sur un cheval sans rêne ». Aussi, les terres aménagées sont systématiquement attribuées aux hommes. En outre, la répartition traditionnelle des activités oriente les femmes vers des tâches domestiques.

     

    Néanmoins, dans certains groupes ethniques (comme les Bambara) les femmes ont constitué depuis longtemps une force de travail majeure dans l’exploitation agricole familiale. Elles ont même accès aux rizières des bas-fonds, difficiles à exploiter et désertés par les hommes.

     

    De plus, des changements sont intervenus durant ces dernières décennies. Ainsi, malgré les règles et les représentations concernant la place de la femme dans la société, les grandes sécheresses ont amené une évolution dans le rapport des femmes à la terre.

     

    Ces changements ont conduit les femmes à poursuivre des stratégies foncières. Elles s’investissent principalement dans les cultures maraîchères et rizicoles en groupement ou individuellement. Leur production couvre une partie plus ou moins importante de la période de soudure.

     

    Malheureusement, l’appui technique et la formation fournis par la plupart des projets profitent essentiellement aux hommes. De plus, les femmes bénéficient peu des crédits ruraux et des équipements individuels. Fort heureusement, des initiatives collectives permettent de contourner ces difficultés.

     

     

        Rôle multiple de la femme dans la société d’aujourd’hui. Le cas d’Haïti

        Le Genre au niveau académique/Gender in academics/at universities in Africa

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        Participation des femmes aux guerres de libération nationale et évolution de la condition féminine en Afrique...

     

     

    Fatoumata BA (Mali)


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    Temps de préparation : 20 minutes

    Temps de cuisson : 120 minutes

    Ingrédients (pour 4 personnes) : - 1 kg d'agneau en morceaux mélangés : haut de gigot, collier, plat de côtes

    - 8 carottes en botte

    - 8 navets en bottes

    - 12 petits oignons

    - 10 pommes de terre moyennes

    - 8 gousses d'ail frais ou 4 sèches

    - 75 g de double concentré de tomates

    - 3 cuillères à café de gros sel

    - 1/2 l de bouillon corsé : bouillon aux légumes + bouillon de boeuf dégraissé

    - 1 bouquet garni

    - 1 cuillère à soupe de farine (complète ou bise, si possible)

    - 3 cuillères à soupe d'huile d'olive

    - 1 bouquet de persil

    - épices à couscous

     

    Préparation de la recette :

     

    Faire revenir l'agneau dans une sauteuse dans 2 cuillères d'huile d’olive, ajouter des épices couscous et un peu de sel.

    Quand les morceaux sont dorés, ajouter l’ail écrasé et le concentré de tomates.

    Retirer la viande et la réserver, faire dorer la farine dans le jus et ajouter le bouillon chaud en le fouettant.

    Mettre la viande dans cette sauce, qui ne doit pas être trop liquide, en ajoutant le bouquet garni. Faire cuire à feu doux, au four ou dans une cocotte.

    Au bout de 3/4 d’heure, couper les carottes et les navets en deux, les faire sauter avec les oignons dans 1 cuillère d’huile d’olive, avec des épices à couscous et du sel.

    Quand ils sont dorés, les rajouter à la viande et prendre une louche de sauce de cuisson pour déglacer la sauteuse, remettre ce jus dans le plat de cuisson.

    La sauce ne doit pas être trop liquide et doit juste couvrir les légumes et la viande. Cuire à feu doux pendant 1/2 heure.

    Rajouter les pommes de terre coupées en deux si nécessaire, et vérifier l’assaisonnement.

    Au bout de 3/4 d’heure, dégraisser la sauce et servir avec un hachis de persil frais.

    Remarque :

     

    Ce plat est délicieux au printemps, avec de petits légumes nouveaux. Il se fait cuire soit au four dans une cocotte en terre, soit sur le feu dans une cocotte en fonte.


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  • Ratatouille d’hiver

    Ingrédients

     

        250 g de bouquets de brocolis

        200 g de carottes

        200 g de chou-fleur

        2 poires

        6 gousses d’ail

        2 oignons

        25 g de pignons de pin

        60 cl de bouillon de légumes

        3 c. à soupe de concentré de tomate

        2 c. à café de vinaigre balsamique

        2 c. à soupe de curry en poudre

        3 c. à soupe d’huile d’olive

     

     

    Lavez et pelez les carottes.

     

    Pelez et émincez finement les oignons.

     

    Epluchez l’ail et pilez les gousses.

     

    Lavez, épluchez, épépinez puis émincez les poires.

     

    Faites revenir les oignons et l’ail dans l’huile chaude. Ajoutez les poires, laissez-les fondre et légèrement caraméliser.

     

    Ajoutez un peu d’eau si besoin. Incorporez le concentré de tomate, le vinaigre et le curry puis laissez mijoter quelques minutes.

     

    Versez le bouillon et portez à frémissements. Réduisez le feu puis laissez mijoter jusqu’à ce que la sauce ait légèrement réduit.

     

    Ajoutez les carottes, les brocolis et le chou-fleur.

     

    Couvrez et laissez cuire 15 min environ.

     

    Parsemez de pignons de pin au moment de servir avec du riz.


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